Le célèbre dissident soviétique, auteur de L'archipel du
Goulag, est mort hier. L'occasion de revenir sur sa vie, qui est un trés bel exemple d'escroquerie intellectuelle anticommuniste.Signalons que même le P"C"F, une fois de plus, a rejoint les
partis du système pour pleurer sa mort, le qualifiant de "grand dénonciateur".Sans commentaires...
Arrêté en 1946 pour avoir distribué, avant la guerre, de la propagande antisoviétique appelant au compromis avec Hitler, ou il ne cachait pas ses sympathies pour les nazis, il fut envoyé au
goulag pour 8 ans, ou il écrivit son plus célèbre torchon,"L'Archipel du Goulag"(écrit en détention, ce qui en dit long sur la dureté inhumaine des conditions d'internement...) où
il affirmer que celui-ci a fait 100 millions de morts.Or, des chercheurs dignes de ce nom, pas forcément communistes ou prosoviétiques(citons par exemple le démographe Alain Blum) ont prouvé
qu'il y en avait eu 2 à 3 millions en tout, dont une bonne partie à cause des conditions liées à la seconde guerre mondiale. Ce genre de falsification historique devrait être assimilable à du
négationnisme et interdire ses livres à la vente. Mais personne ne les relève, tant qu'elles rendent service au système en diabolisant l'adversaire...
Il s'est de même distingué en appuyant son grand ami Philippe de Villiers(qui voudrait rendre la lecture des torchons de Soljenitsyne obligatoire à l'école...) en soutenant la thèse du "génocide
vendéen" durant la Révolution française, thèse qu'aucun historien ne soutient, et qui est insoutenable pour quiconque a une définition un tant soit peu sérieuse du terme de "génocide".
Par contre, son bel humanisme lorsqu'il s'agit de pleurer des contre-révolutionnaires s'envole lorsqu'il d'agit d'adversaires du système.Ainsi, dans ses conférencesdonnées sur l'invitation de ses
maî-maîtres américains, il mena campagne pour que ceux-ci attaquent de nouveau le Viêt-Nam!Signalons aussi son opposition à toute réforme démocratique en Espagne après la mort de Franco et sa
défense de celui-ci, son soutien à Salazar, à Pinochet, pour leur lutte anticommuniste...Signalons aussi sa défense du général soviétique Vlassov, traître passé au service des nazis, et on
voit qui était ce "grand homme..."encore une fois, fascisme et anticommunisme vont de pair...
Je vais conclure cet article par deux citations d'intellectuels d'un tout autre niveau sur cet individu.Tout d'abord, l'historien américain Moshe Lewin:
« aussi longtemps qu'il [Alexandre Soljenitsyne] a mené sa bataille de l'intérieur, les observateurs étrangers ont supposé qu'il luttait pour une démocratisation du système [...]. Mais,
une fois Soljenitsyne exilé en Occident, ils ont vite compris que l'anticommunisme n'était pas automatiquement porteur de démocratie. Le combat de Soljenitsyne était en fait au service d'une
idéologie profondément antidémocratique, qui mêlait des éléments de « national-étatisme » à des traits archaïques de la religion orthodoxe, mais au concept même de Démocratie. Bref il y
avait chez Soljenitsyne un attachement profond à un autoritarisme de son cru, qui, s'il n'était pas formulé lors de ses premières apparitions sur la scène publique, s'est développé au cours de
son combat »
Ensuite, l'écrivain russe Alexandre Zinoviev, pourtant lui aussi ex-dissident soviétique:
"Comme écrivain, son «œuvre» est médiocre, surévaluée. Et comme penseur, c'est proche de la nullité. Je suis tourné vers l'avenir,
et Soljénitsyne, vers le passé."
Bref, pendant que tous les laquais du système nous pleurent des rivières, je vais de ce pas faire péter le champagne, euh la vodka, pour la mort de cet individu monstrueux.
Article plus détaillé, si vous voulez avoir des détails sur les faits énoncés: http://www.communisme-bolchevisme.netJoseph_Staline_et_les_mensonges_de_la_bourgeoisie.htm#8)%20Alexandre%20Soljenitsyne
Winston Churchill est souvent
vu comme un des grands vainqueurs de la seconde guerre mondiale, un des hommes auxquels nous devons la victoire, même si les affrontements entre les armées anglaise et allemande faisaient figure
d'escarmouches à côté de la guerre germano-soviétique. On oublie certains passages beaucoup moins glorieux de sa carrière.